Réalisation


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Réalisations en classe de seconde 1


Sonnets à la manière de Queneau :

Awa, Joséphine, Julie-Sarah

Lorsque tu es loin de moi, mon coeur agonise
Et je désire échapper à ce lourd fléau.
Le vent me murmure ta douceur si exquise
Et à jamais tu es mon unique joyau.

Je veux montrer que tu es ma douce promise
Pour pouvoir éviter ces horribles ragots.
Je rêve la nuit, que près de moi, tu t'attises,
Que ta peau est soyeuse comme les agneaux

Triste je suis, de ton absence, je suffoque.
De cette amnésie, nous trouvons une antidote
De notre amour, tu es le principal dessein.

Je veux t'aimer autant que les amours l'invoque
Puisque tu es l'homme qui aime la provoque
Fais attention, car demain est peut-être la fin !


Bertrand, Damien, Guillaume

Ma promise

Où retrouver la femme qui m'était promise ?
Pourquoi est-elle vêtue de vieux oripeaux ?
Pourquoi est- elle vêtue en femme insoumise?
Pourquoi se dissimuler sous son vieux poncho ?

Pourquoi d'oncque je m'entête et la tant courtise ?
Parce qu'elle est très belle et que je l'aime trop.
Afin que sa beauté ne me redépayse,
Je lui demande de perdre quelques kilos.

Au sommet de sa tête, y a comme une calotte
Rien de moins qu'un tout petit oiseau qui gigote
Elle bouge, avance et parle comme un pantin

Et elle agite son corps pleins de breloques.
J'en demeure sans voix, tant elle m'interloque !
C'est pas une meuf, mais un robot, un machin...


Élodie, Jérémie, Marie

Sur ses seins pointus, j'aimerais faire une bise
De sa fleur je butinerais le pistil chaud
Ses belles lèvres pulpeuses me sont acquises
Son corps de déesse échaufferait un puceau

Ses rondeurs tendres ravivent ma friandise
Mon amour est si fort, cela me rend barjo
Son beau visage plein de tendresse m'hantise
Au lit elle chante aussi bien qu'un bel oiseau

Ses traits sont fermes pareils à ceux des jeunottes
Malgré ses quelques années elle est un peu sotte
Mais ne l'échangerais pas meme contre butin

Mon Dieu elle m'intrigue comme un ventriloque
Chaque fois qu'on se touche je ressens un choc
Je l'aime comme un bon calut Jamaïcain


Béatrice, Élodie, Marine

Les portes étouffent tes pleurs telles bêtises
Tes yeux s'emplissent de fins et légers joyaux
Le doux sourire de ce bel ange m'attise
Une larme précède l'autre bientôt

Je succombe à cette tentation exquise
Des chaînes nues brident ses ailes de corbeau
J'ai brésillé les liens qui te tyrannisent
Ton âme s'érige vers l'empyrée trop tôt

Nous récitons une prière qu'on chuchotte
L'innocence de ce fou désir nous ligote
Fruit défendu dont l'interdit devient divin

Nos longs corps moites inlassablement s'entrechoquent
Comme les papillons aux lumières se toquent
Fruits de la luxure nos esprits ont très faim